Comment nous avons décidé de lancer une campagne de crowdfunding ? Partez à l'aventure en vous faisant financer / partie 2

in #fr6 years ago

Hello tout le monde ! L'an dernier je suis partie avec mon ami 5 mois en Australie à l'aide d'une campagne de crowdfunding (financement participatif). Ainsi nous sommes partis réaliser des missions de bénévolat, dans un pays étranger, en nous faisant financer notre séjour. Une belle histoire me diriez-vous ! Pourtant, de l'idée au développement du projet, il y avait un grand pas. Je tenais à vous raconter cette histoire et surtout, n'oubliez pas de croire en vos rêves, OSEZ !

Partie 2

Les dons des particuliers ont continué les jours suivants. Totalement surpris par la générosité de nos familles et amis, nous avons même des dons inattendus. Nous sommes pris au jeu de la surprise, de l’émotion, et nous ne manquons pas de communiquer notre reconnaissance sur notre page Facebook.

Le mois de septembre arrivant à mi-chemin, je termine mon CDI dans ma société pendant que Alexis dédit 100 % de son temps au projet. Alexis réfléchi à trouver de plus gros financement. Prenant les conseils de Martin à la lettre, il envoi des mails à d’importantes entreprises, sans grand succès. Il décide de contacter le Courrier Picard et le Parisien pour une publication dans les journaux. Les personnes en ligne le transmettent de contact en contact sans réussite. Quelques jours se passent et la cagnotte avance, mais trop lentement. Et là il reçoit un appel du Parisien Oise, intéressés par son projet, on lui propose une interview téléphonique et une photo pour une publication le lendemain.

Je suis ébahi. Je ne pensais pas cela aussi facilement accessible. Je me décide de mon côté à la création d’un compte Instagram pour toucher un plus grand nombre de particuliers.

  • « Tu imagines, on va être publié dans le Parisien Oise. On va enfin recevoir des dons de personnes que nous ne connaissons pas. On va augmenter notre visibilité sur la Picardie ! », se rassure Alexis.

Etant en région Parisienne, le lendemain nos familles nous envoient la photo de l’article sur le Parisien Oise. Ni une, ni deux, nous communiquons l’article sur nos pages Facebook et Instagram et nous passons notre journée à surveiller la cagnotte de crowdfunding.

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La journée passe, aucun nouveau don. Alexis est incroyablement déçu, de mon côté j’analyse la situation.

  • « Les personnes adhèrent à notre cause sans le financer. Ça se comprend. Tu donnerais de l’argent à des personnes que tu ne connais pas ? »

Le silence d’Alexis me donne sa réponse. Nous avons été un peu trop naïfs.

Et pourtant, cet article a été le levier et le point de départ au décollage de la cagnotte.

Le soir même, l’ancienne école d’Alexis, le contacte pour lui proposer de financer son projet à hauteur de 500 euros avec la mise à disposition d’une attachée presse pour continuer à publier notre projet dans les journaux. Un jour plus tard, NRJ Compiègne contacte personnellement Alexis pour réaliser une interview qui passera sur les ondes pendant le bulletin d’informations. Grâce à l'ancienne école d'Alexis nous avons été publié sur plusieurs sites internet : Green Logistic, J’activ Ouest France. Puis nous recevons une réponse positive de France 3 Picardie pour la publication de notre projet. Notre projet est lancé, nous avons 1 200 euros, mais il nous reste encore 2 300 euros pour valider la cagnotte de crowdfunding et nous n’avons plus que 3 semaines.

Je me charge de la création d’un dossier de sponsoring qui nous servira de sponsors de communication. Nous enchainons les appels et les mails à destinations de grandes entreprises. Les retours ne sont pas favorables à notre cause, trop limités dans le temps, nous ne sommes pas une association, le budget en faveur des projets est terminé et ne sera remis en ligne qu’en 2018 ; nous sommes confrontés à toute sorte de refus. Nous comprenons très rapidement que nous nous y prenons trop tard et qu’il aurait fallu lancer le projet il y a plusieurs mois.

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Je tente de contacter plusieurs Responsables sponsoring d’entreprises directement sur LinkedIn, Alexis enchaine les missions de phoning, mais lassé il finit par n’envoyer que des mails où les réponses se font encore attendre. Pourtant, selon nous, seules les grandes entreprises sont susceptibles de nous sponsoriser.

Il va falloir trouver une autre stratégie.

  • « Je vais contacter plus d’entreprises. J’ai pensé à l’ami de mes parents Jérôme. Il a une grande PME de paysagistes. On va utiliser notre réseau à fond pour y arriver », se décide Alexis.

Alexis appel Jérôme, qu’il connait depuis plusieurs années. Un peu gêné au départ, il ne se dégonfle pas et lui parle de notre projet.

  • « Pour lancer ce projet on a besoin de soutien financier de la part d’entreprises, en échange de contreparties. Je ne sais pas ce que tu voudras en échange, parler de notre projet sur ton site et montrer que tu soutiens un projet en faveur de l’environnement serait un exemple. »

  • « Ecoute Alexis, je n’ai pas forcément besoin de contreparties, juste si tu pouvais m’envoyer de temps à autre des photos des plantes typiquement Australienne, ça m’intéresserait. J’admire vraiment ta démarche. Après si je peux te donner un conseil, tu peux avoir le projet le plus nul de la terre, la différence se fera par ta façon de le communiquer. Bon, je ne dis pas que ton projet est nul, ne te vexe pas. Bref, 500 euros ça irait ? », répond tranquillement Jérôme.
    A ce moment Alexis s’en est voulu de ne pas avoir contacté son réseau personnel avant. Et cela l’a conforté à continuer dans ce sens. Remerciement Jérôme de son don généreux, Alexis appel son père pour qu’il lui donne des contacts d’amis entrepreneurs.

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